notre dame


Quelques chiffres

Population (2014) : 2733 habitants

Superficie : 924 hectares

Département : Ille-et-Vilaine

Arrondissement : Saint-Malo

Canton : Saint-Malo sud

Intercommunalité : Saint-Malo agglomération


Origine du nom

Le nom de Saint-Jouan-des-Guérets se décompose en deux parties :

  • Saint-Jouan qui signifie « Saint-Jean »
  • Des Guérets qui signifie « terre labourée ».

Le village a été fondé au XIIIè siècle et déjà, à l’époque, on le qualifiait comme une terre agricole. Les cultures maraîchères et la pêche constituaient les principales activités de la commune par le passé. Saint-Jouan était une commune de productions de légumes primeurs principalement pommes de terre nouvelles et choux- fleurs.

Le blason de la commune
Les hermines évoquent la Bretagne, le chou-fleur rappelle l’activité maraîchère de la commune et la barque celte évoque l’arrivée de Saint-Budoc, moine fondateur de la commune. Originaire du Pays de Galles, il serait arrivé miraculeusement à bord de son embarcation sur la côte bretonne.


Église Saint-Jean-Baptiste
L’ancienne église datait du XVIè siècle et était située au nord-est de la commune. La chapelle nord, construite en 1737, était dédiée à Notre-Dame-de-la-Délivrance, vénérée par les marins. L’église actuelle a été construite entre 1861 et 1872.


Châteaux et manoirs (privés)

La commune compte de nombreux manoirs et malouinières, demeures estivales de riches armateurs malouins. Sur les circuits de randonnée, vous pourrez apercevoir le château de la Ville-ès-Oiseaux, les manoirs de Saint-Elier, de la Plussinais, et celui du Tertre à proximité immédiate des circuits.

Le château de La Ville-ès-Oiseaux est l’une des trois plus anciennes propriétés recensées à Saint-Jouan où résidait un seigneur. Il était autrefois occupé par les Magon de la Vieuville, une des branches de la grande famille malouine à l’époque la plus prospère de la cité corsaire. Le château de Saint-Elier construit au XVIIIè siècle a appartenu à une famille de riches armateurs : les Magon de Saint-Elier. Le manoir conserve un colombier. Le manoir de La Plussinais, en direction de Saint-Malo, est une très belle propriété entourée de jardins, de bosquets et de champs. A côté se trouve la chapelle Saint-François dédiée à Saint-François d’Assise (inscrite aux Monuments Historiques).


Les chapelles

Chaque manoir ou malouinière possédait sa propre chapelle qui en était un des éléments constitutifs. A voir, à proximité du circuit, la chapelle Sainte-Anne-du Tertre, construite vers 1870, la chapelle Saint-Charles et Saint-Christophe (1696) en haut du chemin de Clarisse et la chapelle Saint-François à La Plussinais.


L'île aux Moines, l'île Harteau et l'île Chevret.

La commune compte trois îles sur la Rance : l’île Harteau (privée), l’île aux Moines (ou Notre-Dame) et l’île Chevret. Ces deux dernières appartiennent au Conseil Général d’Ille-et-Vilaine, qui les a acquises dans un but de protection des oiseaux. L’île Harteau était autrefois cultivée en légumes primeurs. L’accessibilité à marée basse est devenue plus difficile depuis la construction du barrage de la Rance (marées artificielles).

L’île aux moines était occupée jusqu’au XVIIIè siècle par des ermites qui allumaient des feux la nuit pour guider les chalands sur la Rance et sonnaient une cloche par temps de brume. Y subsistent quelques ruines d’une chapelle du XVè siècle.

L’île aux Moines et l’île Chevret sont aujourd’hui des réserves naturelles protégées, où nichent tadornes de belon, goélands bruns et argentés. Elles accueillent aussi des hérons cendrés et des aigrettes garzettes. Ces îles sont interdites au public au printemps et en été, périodes où de nombreux nids sont occupés.

Moulin à marée de Quinard
Construit au XIXè siècle, ce moulin utilisait la force des marées. Une réserve d’eau de 4 hectares et demi se remplissait à chaque marée. L’eau était retenue par une digue et entourait le moulin à marée. Ce fut le plus grand des moulins de Rance : huit ouvriers y travaillèrent à ses plus belles heures. A l’époque, des bateaux venaient accoster à marée haute pour charger la production de farine et la transporter vers Dinan ou vers la Manche afin de desservir les villes côtières. En 1898, un nouveau bâtiment est construit (au centre) pour y installer une machine à vapeur afin de relayer l’action des marées. A partir de cette date le moulin devient une minoterie (moulin industriel). Il cessa de fonctionner en 1925.

Faune et flore des bords de Rance
La Rance prend sa source à Collinée (22) et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo. Elle abrite de nombreuses espèces végétales et animales. Remarquez sur les grèves les plantes halophiles (adaptées aux sols riches en sel) telles que la salicorne, l’obione et la statice. La vallée de la Rance attire un grand nombre d’oiseaux : aigrette garzette, héron cendré, goéland argenté, cormoran… .

Les doris
Dès le XVIè siècle, de nombreux hommes du pays malouin embarquaient pour les campagnes de pêche à Terre-Neuve. A bord de leurs navires, ces pêcheurs emmenaient de petites barques à fond plat servant à tendre les lignes pour pêcher la morue : les doris. Une fête pour célébrer ce patrimoine maritime a lieu chaque année sur la Rance fin août : la fête des doris, de cale en cale.

Fontaine et lavoir de Clarisse
Le lavoir a été remis au jour par la commune en 2008. On sait que la fontaine était encore utilisée il y a une quarantaine d’années par les habitants du Val-ès-Bouillis avant que le village ne soit raccordé à la distribution d’eau potable.

 




Pierre Louis Moreau de Maupertuis


Pierre Louis Moreau de Maupertuis, né en 1698 à Saint-Jouan-des-Guérets et mort à Bâle le 27 juillet 1759, est un philosophe, mathématicien, physicien, astronome et naturaliste français des xviie et xviiie siècles qui contribua notamment à la diffusion des théories de Newton hors d'Angleterre.
En 1935, l'Union astronomique internationale a donné le nom de Maupertuis à un cratère lunaire.

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